Le comité du patrimoine.

Votre comité du patrimoine travaille actuellement à la création d'un parcours patrimonial. Nous prévoyons que le travail sera terminé au printemps 2017. Une inauguration officielle aura lieu. Surveillez les publicités pour en connaître la date et l'heure.


NOUVELLES ARCHIVES DISPONIBLES

L'histoire de Mandeville maintenant disponible en format électronique

Au cours des dernières semaines, les bénévoles de votre Comité du patrimoine se sont activés à numériser de nombreux documents d'archives. Grâce à leur travail, mais surtout à la générosité des citoyens, plusieurs documents formidables sont maintenant disponibles en format électronique au bureau du Comité situé au Centre multifonctionnel.

C'est donc plusieurs centaines de pages qui sont accessibles aux citoyens qui désirent mener des recherches ou tout simplement en apprendre plus sur notre histoire locale. Les collections numérisées portent sur différents sujets tels que le Mastigouche Fish & Game Club, la compagnie Birchwood, les loisirs ou encore la vie religieuse. Ces documents sont disponibles sous format PDF et peuvent vous être transmis gratuitement. Au besoin, le Comité peut vous imprimer les documents moyennant les coûts d'impression.

Évidemment, un tel travail ne s'accomplit jamais sans la précieuse collaboration des Mandevillois qui possèdent le plus souvent les archives. Si vous croyez posséder des documents, des photos ou des objets en lien avec notre histoire, le Comité est toujours intéressé à vous rencontrer. Le travail se poursuit chaque jour et c'est ensemble que nous contribuons à préserver et à mettre en valeur notre mémoire collective.



 
DE RICHES AMÉRICAINS À SAINT-CHARLES- DE-MANDEVILLE


 

Les membres du Mastigouche Fish & Game Club

Saviez-vous que les héritiers de la fortune Kodak ont fréquenté durant plusieurs années nos lacs et nos forêts? Ou encore que la visite du prince Philip chez nous en 1962 a été initiée par le président des raffineries Shell et de la Banque de Montréal? Qu'elles s'appellent Achilles, Babbott, Christy ou Meek, elles sont nombreuses les familles fortunées américaines qui ont profité des joies de la nature mandevilloise de 1890 à 1971.

C'est d'ailleurs avec fierté que le Comité du patrimoine de Mandeville se verra bientôt propriétaire d'un fonds d'archives s'intéressant au « Club des Américains » ainsi qu'à son importance dans notre histoire locale. Bénéficiant d'une subvention de 970 $ fournie par la MRC de D'Autray par l'entremise du Fonds Culture et Patrimoine, le projet vise à regrouper en une même ressource toutes les informations sur le Club, aujourd'hui connu sous le nom de Centre Pourvoyeur Mastigouche (Relais Koubek).

Les premières recherches nous permettront de mieux connaître les Américains qui visitaient autrefois notre territoire pour s'adonner à la chasse et à la pêche. Dresser un portrait de ces gens nous permettra de mieux saisir le rôle et l'importance du Club dans le développement de Saint-Charles-de-Mandeville.





 
MASTIGOUCHE DANS LES MAGAZINES AMÉRICAINS



La pêche dans les publications vers la fin du XIXe siècle

Ce n'est plus un mystère pour personne, notre beau coin de pays fait le plaisir de nombreux amateurs de chasse et de pêche. Il est tout de même intéressant de savoir que nos lacs et nos rivières attirent depuis très longtemps les touristes friands de ces sports. En août 1888, The American Angler, un magazine américain spécialisé dans la pêche de loisir, vante la beauté et la richesse des « lacs de la Mastigouche ». D'une façon très poétique, l'auteur Kit Clark raconte ses plaisirs à pêcher et à savourer sa truite dans une vaisselle faite de bois de bouleau. Ce dernier visite plusieurs lacs lors de son séjour dont le Munroe et le William qui sont bien connus des pêcheurs mandevillois encore aujourd'hui.

Un aspect intéressant de l'article réside dans la description du trajet que doivent parcourir les Américains afin de venir taquiner la truite de nos eaux. Un train du Canadien Pacifique part quotidiennement de Montréal vers Saint-Félix-de-Valois. Les touristes sont invités à coucher dans cette paroisse pour ensuite partir vers Saint-Gabriel-de-Brandon où ils peuvent dîner. Finalement, ils partent en direction de l'auberge bâtie par Monsieur E. M. Copeland, où ils seront chaleureusement hébergés au bord du lac Seymour pour la somme de 1,50 $ par jour. Le trajet entre Saint-Félix-de-Valois et les lacs de la Mastigouche s'effectue en wagon à cheval et coûte 5,00 $ aux pêcheurs pour l'aller-retour.

À la lumière de ce témoignage, nous pouvons donc mieux comprendre le rôle fondamental de la pêche et du tourisme américain dans notre histoire locale. C'est sans gêne que nous pouvons affirmer que la Mastigouche est le paradis des pêcheurs depuis plus de 120 ans maintenant!